Ce ne sont pas des larmes qui répondent à quelques évènements ou quelques mots, non, ce sont des larmes de lassitude qui se déversent le long de ses joues. Elle est montée bien haut et est tombée bien bas. C'est du pareil au même, ses émotions l'emportent mais son coeur s'envole. Elle cherche cette force qui l'aidera à remonter, à se hisser à nouveau sur ses deux jambes frêle. Mais rien n'y fait, les larmes sont plus fortes. La frustration est plus grande, car le bonheur, elle l'a frôlé, elle l'a entouré, elle l'a observé, mais elle ne l'a pas touché. Elle a perdu, elle a joué la mauvaise combinaison, elle joue toujours la mauvaise. Elle se perd elle-même, le contrôle des choses lui échappe. Elle voit ce contrôle qu'elle exerçait auparavant s'éloigner peu à peu d'elle, elle le voit monter au plus haut, elle tend la main, mais il est déjà trop tard. Le temps, elle l'a perdu aussi, elle a tout perdu. Mais ce n'est juste qu'à quelques kilomètres au-dessus d'elle que tout est caché, et un jour, elle se relèvera, et elle montera si haut que tout lui reviendra en main. Elle aura de nouveau des notions de temps, et elle contrôlera à nouveau toutes ces choses qui lui avaient échappées. Car elle le désire plus que tout, et son désir n'a pas d'égal, elle veut le bonheur à ses pieds. Elle veut pouvoir le piétiner.